• Bâtisseur de bonheur : Catherine SALOMON

     

    Martinikids vous partage avec plaisir l'interview de Catherine SALOMON, Orthophoniste, Vice présidente de l’AMIPRO, Présidente d’ATOUDON, Auteure de « Réussir sa Vie au quotidien ».

     

    Catherine SALOMON nous éclaire sur ce métier parfois mal connu des parents, dont les suggestions de consultation peuvent parfois venir de l'école... Faire appel aux compétences d'un(e) orthophoniste ne doit pas être perçu comme une stigmatisation, mais comme une opportunité dans le parcours de l'enfant de le faire progresser là où l'enseignant n'a pas la formation spécifique nécessaire.

     

    Bâtisseur de bonheur :

    Catherine SALOMON

    Orthophoniste

    Vice présidente de l’AMIPRO

    Présidente d’ATOUDON

    Auteure de « Réussir sa Vie au quotidien »

     

    Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés  les parents qui viennent vous voir ?

     

    Les enfants que je reçois ont des difficultés d’apprentissage. Ils présentent le plus souvent des troubles langagiers (oral et/ou écrit).  Les parents consultent à la demande d’un médecin et souhaitent que leurs enfants améliorent leurs résultats scolaires et/ou leurs capacités de communication.

     

    Quelle définition pourriez-vous donner de votre profession ?

    L’orthophoniste est un(e) professionnel(le) de la santé qui reçoit des enfants et des adultes présentant des troubles très variés. Les plus connus sont les troubles du langage (oral et écrit). L’orthophoniste reçoit également des personnes présentant des troubles de la déglutition, de la mémoire, de la logique et du raisonnement mathématique….. Son champ de compétence est très vaste. L’origine de ces troubles est tout aussi variée.

     

    Quelles améliorations votre méthode apporte-t-elle ?

    L’objectif de toute prise en charge orthophonique à mon sens est de permettre à nos patients d’acquérir des capacités fonctionnelles dans le domaine pour lequel ils consultent. Dans certains cas nous pouvons enrayer le trouble dans d’autres cas nous pouvons le réduire et parfois il s’agit de maintenir une compétence le plus longtemps possible. Il n’y a pas une méthode en orthophonie mais la méthode qui conviendra le mieux à chaque patient en tenant compte de tous les éléments de son histoire de vie.

     

    Comment en êtes-vous arrivé à ce métier ? Qu’est-ce qui vous a motivé ?

    Sourire… Petite j’étais passionnée par une émission télévisée dont le titre était « mes mains ont la parole ». Il s’agissait d’une histoire racontée en langue des signes. J’étais impressionnée par la gestualité et par les émotions que l’on peut transmettre en racontant une histoire. Le métier d’orthophoniste est venu à moi.

     

    Quels conseils au quotidien pourriez-vous donner aux familles pour plus de mieux-être dans leur vie ?

    Vaste question…. Faire de son mieux à chaque instant et  chercher à améliorer ses points dits faibles. Faire de chaque faiblesse une force.

    L’association AMIPRO (Association  Martiniquaise d’Interventions en faveur de la Prévention et de la Recherche en Orthophonie) dont je fais partie contribue notamment à informer les parents  lors d’actions de prévention. Il s’agit d’actions de soutien à la parentalité.  Voilà en quelques mots ce que je pourrais dire.

     

    Avez-vous des conseils de lecture, de vidéos, d’auteurs, de sites internet ?

    Le site www.info-langage.org

     

    Selon vous quels sont les 3 choses les plus importantes dont un enfant a besoin ?

    Difficile de n’en choisir que 3. Un enfant a besoin d’un cadre bienveillant où il pourra être un enfant épanoui, afin de se préparer à devenir un adulte heureux. Pour cela il lui faut notamment de l’amour, de l’écoute, des soins et des activités épanouissantes.

     

    S’il existait une école idéale selon vos aspirations comment la verriez-vous ?

    Ce serait une école de la vie intergénérationnelle qui solliciterait tous les types d’intelligence. Une école ouverte sur le Monde dans un Monde ouvert sur l’école. On ne dirait plus « sortir de l’école» tant l’être humain serait exercé au sein d’une telle école à trouver sa place dans la société.

     

    Comment y verriez-vous les adultes (enseignants et encadrants) ?

    Les adultes ? Ils sauraient apprendre des enfants et seraient des encadrants bienveillants. Ils sauraient garder leur âme d’enfant.

     

    Si un pas pouvait être engagé pour plus de mieux-être à l’école actuelle, que préconiseriez-vous ?

    Je me demande souvent comment nous voulons que nos enfants soient grâce à l’école.  Non pas ce qu’ils doivent acquérir comme connaissances mais comment ils doivent être ou devenir.  Une fois cette réponse donnée nous saurons quoi faire. Par ailleurs,  je trouve qu’il y a beaucoup d’adultes de bonne volonté au sein des écoles mais qui manquent cruellement de moyens.

     

     

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