• Bâtisseur de bonheur : Les saveurs de Waël

     

     

    Je vous invite à découvrir les saveurs de Waël, site qui propose des paniers de produits frais locaux et sa page facebook. 

     

     

    Martinikids vous partage avec plaisir l'interview de Waël, une jeune femme investie dans la promotion du manger local, des valeurs humanistes et bienveillantes pour la société et la planète.

    Une interview pédagogique... Un petit clin d'oeil pour ceux qui ont un projet de société qui met en valeur les potentialités de l'île, qui ont vécu 2009 et qui se disent que le bon sens passe par là...

     

     

    Pouvez-vous présenter « les jardins de Waël » ?

    « Le jardin de Waël » est un lieu puissant et onctueux où on trouve refuge, protection, évasion, liberté, en symbiose avec la nature. « Le jardin de Waël » a la volonté de s’ériger en patrimoine avec une dimension dynamique, irréductible, qui change chaque jour avec les saisons et l’Univers, illustrée par ses arbres, ses plantes, ses fruits, ses fleurs, ses insectes…

    Ce partage, ce mélange d’odeurs, de couleurs, de saveurs, de sensations…la magie « du jardin de Waël ».


     

    Où et depuis quand exercez-vous ?

    L’exploitation se trouve sur la commune du François, quartier Bellevue.

    C’est une exploitation familiale, où j’ai toujours exercé d’une manière ou d’une autre dès ma plus tendre enfance (rire), et depuis, 2013 je suis jeune agricultrice (de façon concrète) en phase d’installation.

     

    Quelle est l’utilité d’une telle exploitation particulièrement sur notre territoire ?

    Une exploitation où règne le respect des êtres vivants (les végétaux, les animaux…etc.), où est établie de façon naturelle le partage et la richesse des choses simples et vitales est plus que primordiale pour notre quotidien en tant qu’Homme.  

    Pour le maintien de nos ressources, il est important de mettre en place et de privilégier une agriculture saine.

    De même, une telle exploitation est également motivée par l’idée de partage. D’une part, partager et expérimenter le savoir et le savoir-faire de mon père et d’autres agriculteurs martiniquais, caribéens et internationaux. D’autre part, partager avec la population, avec une certaine priorité donnée aux plus jeunes.

    Enfin, « Le jardin de Waël » est une incitation à manger autrement ; c’est à dire « bien manger » mais également nous convaincre qu’il n’est pas négligeable et qu’il est indispensable de limiter notre dépendance alimentaire à l’extérieur.

     

    Comment en êtes-vous arrivé à ce métier ? Qu’est-ce qui vous a motivé ?

    A cette question il y aurait plusieurs raisons :

    Je suis fille d’agriculteur et de famille d’agriculteurs. Mon prénom en dit long « Waël », variété d’igname cous couche.

    Une passion démesurée pour ce métier, qui n’est pas un métier en ce qui me concerne mais un art, une philosophie et mode de vie !

    Et puis, deux prises de conscience :

    -          Un privilège de nourrir  les Hommes

    -          Un métier qui permet d’agir directement et concrètement sur le monde qu’on souhaite laisser à nos générations futures.

     

      Quels conseils au quotidien pourriez-vous donner aux familles pour plus de mieux-être dans leur vie ?

    Un Koan zen peut illustrer cette réponse :

    « Les ignares se délectent du faux clinquant et de la nouveauté. Les gens cultivés trouvent leur plaisir dans l'ordinaire. »

     

    Plus récemment Colin Beaven explique dans No Impact man que :

    « Les psychologues positifs ont constaté que l’acquisition d’un nouveau téléphone portable, d’une voiture ou d’une maison ne nous procure qu’une bouffée de plaisir éphémère. Pour atteindre de nouveau ce pic de bonheur, il nous faut un autre shoot, un autre mobile, une autre bagnole. C’est ce mode de recherche du plaisir qu’ils ont nommé le « manège hédoniste ». 
    La vie des gens les plus heureux, ont découvert les psys, n’est pas régie par ce cycle infernal. Les gens heureux n’ont pas constamment besoin de nouveaux trucs. Les gens les plus satisfaits de leur vie sont ceux qui entretiennent de forts liens sociaux, trouvent une signification dans leur activité professionnelle, exercent leurs talents et aspirent à un but supérieur. En d’autres termes, les psychologues positifs ont confirmé scientifiquement ce que les partisans de la vie simple professent de manière anecdotique depuis si  longtemps : si nous accordions moins d’importance aux acquisitions, nos existences seraient plus riches, plus gratifiantes, les ressources seraient mieux gérées, la planète et ses habitants plus heureux. »

     

    En plus de cette simplicité (sans devenir ascète), il me semble qu’il est indispensable de bien manger et de s’intéresser à ce que nous mangeons, de faire (souvent) du sport et…un peu de méditation.

     

    S’il existait une école idéale selon vos aspirations comment la verriez-vous ? Comment y verriez-vous les adultes (enseignants et encadrants) ? Si un pas pouvait être engagé pour plus de mieux-être à l’école actuelle, que préconiseriez-vous ?

    J'imagine une école respectueuse :

    Une école bienveillante respectant  l'individualité de chacun.

    Une école où l'on respecterait les rythmes biologiques de l'enfant. Par exemple le créneau d'ouverture du matin serait plus large permettant ainsi à chacun d'arriver à son rythme.

    Une école en trois niveaux avec une mixité des âges permettant ainsi l'émulation, le partage, l'estime de soi, l'entraide... comme le préconise la pédagogie Steiner-Waldorf:

    - le jardin d'enfant jusqu'à 7 ans

    - Le premier cycle de 7 à 14 ans

    - le second cycle de 14 ans à 18ans

     

    Ainsi, les classes seraient pourvues de plus petits effectifs permettant un meilleur encadrement et un apprentissage de qualité.

    Une école où les matières purement académiques auraient autant d'importance que les enseignements artistiques et les activités pratiques, accordant ainsi une grande importance aux apprentissages manuels et artistiques.

    Une école sans compétition,  où les enfants seraient valorisés sans aucune hiérarchisation, encourageant les talents et aptitudes particulières rencontrées en chaque enfant. Ainsi ils seraient stimulés à s'entraider et à progresser sur tous les tableaux.

    Que les enfants puissent apprendre par manipulation  leur permettant un accès aux savoirs de manière  concrète.

    Un vrai accent sur le savoir être et savoir vivre ensemble.

    Responsabiliser les enfants face à leur école en leur proposant de tenir un potager, de participer à l'élaboration des repas, de nettoyer les parties communes (tri sélectif- sortir les poubelles). Que les enfants soient responsables de leur école.

     

    Une école ouverte sur:

    -  La nature:

    favoriser au maximum  les sorties extérieures (fermes, jardins aux plantes, forêts, terrains agricoles, plage et mer...) pour que les apprentissages  soient confortés  par une démonstration.

    - Le monde:

    La possibilité  de laisser les parents entrer dans l’école qu'ils puissent  faire partie  du projet  éducatif  selon leurs  compétences. Offrant un partage et un apprentissage encore plus riche et varié.

    Une école où  les parents auraient le choix de la pédagogie  (Steiner, Montessori,  Freinet. ..).

     

    Si nous devions repenser l'école, le corps enseignant serait formé à la psychologie  et au développement  de  l'enfant.  Mais aussi  à la communication  non violente  et l’écoute active (Méthode ESPERE jacques Salomé, Faber et Mazlish, Isabelle Filiozat...).

    Je pense que la première chose à mettre en place serait le désengorgement des classes. Pour permettre  un encadrement  plus individualisé: un encadrant  pour 10 élèves. Si les élèves  étaient  moins nombreux  les enseignants  seraient  plus disponibles. Ce qui permettrait un travail  plus individualisé  et plus en profondeur.

     

    Selon vous quelles sont les 3 choses les plus importantes dont un enfant a besoin ?

    Pour bien se développer, afin d’accéder à une estime de soi et une confiance en soi solide, un enfant  doit pouvoir s’appuyer sur 4 besoins.

    Amour,

    Reconnaissance,

    Sécurité,

    Limites.

     

    Pour aller plus loin:

    Un article sur les 8 besoins de l'enfant

    Une page pour Communiquer avec ses enfants (les besoins)

    Une page sur Une émotion peut en cacher une autre

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